Cameroon: CONSULTANT INTERNATIONAL ETUDE SUR LES NORMES SOCIALES A LA BASE DES PRATIQUES SOCIOCULTURELLES NEFASTES ENVERS LES FILLES AU CAMEROUN

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Organization: UN Children's Fund
Country: Cameroon
Closing date: 25 Nov 2015

TERMES DE REFERENCE POUR LE RECRUTEMENT D’UN CABINET INTERNATIONAL

1. CONTEXTE ET JUSTIFICATION

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Les pratiques culturelles traditionnelles peuvent exprimer les valeurs et les croyances des membres d’une communauté. Dans certains contextes elles se transmettent et se renouvellent au fil des générations et moulent l’identité des peuples ; elles lient les membres d’un group avec des atteintes comportementales réciproques, ce qui en rend difficile l’abandon spontané. Ces pratiques sont souvent ancrées sur des fondements culturels et normes sociales très stables. Les effets des pratiques culturelles peuvent être soit bénéfiques (positives) soit néfastes (négatives) à la sante et l’épanouissement de l’ensemble ou d’une partie de la communauté. Quand elles sont positives, les pratiques culturelles bénéficient à tous les membres du groupe social. Elles sous-tendent l’identité, favorisent la cohésion et la solidarité, ainsi que le développement global des communautés.

Néanmoins certaines pratiques culturelles, notamment le mariage d’enfant, le repassage des seins et les mutilations génitales féminins (MGF) empêchent des groupes/sous-groupes spécifiques de la communauté – les filles – de jouir de certains de leurs droits dont les plus inaliénables, en même temps qu’elles portent atteintes à leur sante. Des études ont prouvé l’existence de cette catégorie de pratiques au sein de certaines communautés du Cameroun. Des motivations avancées pour justifier ces pratiques par les communautés concernées, le respect de la « tradition » reste la plus répandue, ce qui suggère, encore, des fortes normes sociales en place.

Les femmes et les enfants, en particulier les filles, sont les groupes les plus affectées par les pratiques culturelles. Leur position dans les chaines de prise de décision au sein de la communauté limite leur possibilité de contribuer à la prise des décisions qui concernent leur propre bien être. Leurs rôles sociaux reconnus sont fondés sur la tradition, la religion, le genre, la superstition, les us et coutumes est très fort par rapport à la plupart des pratiques néfastes. Au rang des pratiques socioculturelles identifiées au sein des communautés du Cameroun, le mariage des enfants, les mutilations génitales féminines, et le repassage des seins, ont des conséquences irréversibles sur la vie, le développement, l’épanouissement, la santé, l’éducation et la protection des filles.

Le Rapport Mondial sur l’Etat des Enfants dans le Monde (UNICEF 2014) a révélé qu’au Cameroun: 13 % des femmes ont déclaré être entrées en union avant d’atteindre l’âge de 15 ans; 38% étaient déjà en union avant 18 ans ; 24% des filles adolescents ont déclarées d’être en union ; 30% ont accouche avant 18 ans ; 50% des filles adolescents et 43% des garçons ont déclaré d’approuver le châtiment des femmes. Les mariages des enfants fait partie des multiples formes de violences faites aux filles, des discriminations à l’égard des filles et des abus envers les enfants. Souvent ces pratiques sont concentrées dans certaines poches géographiques: Ainsi on relève, 37% des filles mariées avant l’âge de 18 ans à Kousséri (région de l’Extrême Nord). De manière générale 57% des femmes de 20 à 24 ans déclarent s’être mariées avant l’âge de 18 ans dans les zones rurales. 22% des filles âgées de15-19 ans ont subi des violences sexuelles et/ou ont été violées, dont 60% par leur homme ou mari (EDS/MICS 2011) .

En ce qui concerne précisément le mariage des enfants, plusieurs études ont permis de relever l’ampleur de ce phénomène au Cameroun, qui constitue une forme aggravée de violation des droits de l’enfant, ainsi qu’une entrave à son épanouissement. Dans ce cadre, on peut citer l’étude nationale, conduite en 2014 par l’Université de Maroua, en collaboration avec l’Association de Lutte contre les Violences faites aux Femmes sur la question de mariage d’enfant.

Une autre étude sur le phénomène dénommé « Money Woman » (union arrangée et conditionnée par le paiement d’une dot parfois avant la naissance d’une fille), a été réalisée en 2014 par le Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille, avec l’appui de l’ONG internationale Plan. Celle-ci a permis de faire une analyse des causes profondes et des déterminants socioculturels et économiques des mariages précoces dans l’arrondissement d’AKWAYA (Région du Sud-ouest).

Compte tenu des effets néfastes de certaines pratiques socioculturelles, et dans la perspective de la coordination des actions en faveur de la protection de l’enfant, le Gouvernement camerounais a pris l’engagement d’accompagner leur abandon par les familles et les communautés. Ces engagements se sont entre autres traduits par la ratification des instruments juridiques internationaux et régionaux relatifs à la protection de l’enfant.

A titre d’illustration, les dispositions de la Convention des Nations Unies relative aux Droits de l’enfant (CDE) ratifiée en 1993 (art.2, 19, 24), celles de la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW) à laquelle le Cameroun a adhéré en 1994 (art. 5 et 16), la Convention sur les pires formes de travail des enfants (ratifiée en 2002), la Convention relative aux droits des personnes handicapées (signée en 2008), et la Charte Africaine des droits et du bien-être de l’enfant, ratifiée en 1997 (art. 21) enjoignent les Etats parties de prendre des mesures appropriées pour l’abolition des pratiques coutumières préjudiciables à la santé des enfants, discriminatoires ou fondées sur des stéréotypes de genre, ainsi que des us tels que les mariages forcés, et recommandent de protéger ces derniers contre toute forme de violence physique et mentale

A l’échelle nationale, le Cameroun s’est doté d’un cadre législatif et réglementaire qui promeut les droits des enfants et les protège contre les PSCN. Sans être exhaustif, on peut citer :

Ø la Constitution, dont le préambule consacre l’obligation régalienne de protection des jeunes par la nation ;

Ø le Code civil établit les devoirs des époux à l’égard de leurs enfants (art. 203, 213) ;

Ø le Code pénal réprime l’esclavage et la mise en gage des enfants (art. 293 et 342), l’enlèvement des mineurs (art. 352 – 354), l’outrage à la pudeur d’une personne mineure de 16 ans (art. 346), l’infanticide (art. 340), l’avortement clandestin (art. 337), la violence sur des enfants (art. 277, 278, 350, 375), de délaissement d’incapable (art. 282), la privation permanente à autrui de l’usage de tout ou partie d’un organe ou d’un sens (art. 277 et 350), et le mariage forcé (art. 356) ;

Ø le Code du travail proscrit le travail forcé (art. 292), celui des enfants avant l’âge de 14 ans, sauf dérogation (art. 86), et prévoit des sanctions à l’encontre des auteurs de ces infractions (art. 1967)

Ø la loi n°2010/002 du 13 avril 2010 portant protection et promotion des personnes handicapées, fait obligation aux parents de procéder à la vaccination, aux visites prénuptiales et postnatales au profit de leurs enfants (art. 9) ;

La volonté exprimée par le Gouvernement Camerounais se traduit également par plusieurs actions réalisées et en cours grâce à la coopération avec les partenaires au développement tels que l’UNICEF, plusieurs ONGs nationales et internationales et les Organisations à Base Communautaires en collaboration avec plusieurs départements ministériels. Dans le cadre du plan de travail annuel 2015 sur la protection de l’enfance entre le gouvernement et l’UNICEF une étude sur les pratiques culturelles néfastes faites aux filles a été prévue. Cette étude s’inscrit également dans le cadre du programme conjoint des Nations Unies sur les violences basées sur le genre (en partenariat avec le MINPROF).

Toutefois, malgré ces efforts, force est de relever que :

Ø dans certaines régions et en dépit du traumatisme physique et psychologique qui l’accompagne très souvent les victimes, les MGF continuent d’être pratiquée et ce malgré les risques des effets irréversibles sur la santé des filles ;

Ø le mariage des enfants subsiste, tout comme la vérification de leur virginité, au détriment du respect de leur dignité, amour propre et droits fondamentaux;

Ø 24 % des adolescentes auraient subis un repassage des seins, avec pour objectif de freiner le développement de leurs seins et d’empêcher une entrée précoce en activité sexuelle et dont les conséquences sanitaires l’apparition des abcès, démangeaisons, boutons au bout des seins, pertes de lait, cancer, douleurs intensives, voire disparition totale et définitive des seins ;

Tout changement de la situation nécessite une action concertée avec la participation de tous les acteurs, Etat, société civile, leaders traditionnels et organisations à base communautaire. Unis en faveur du changement social, ces acteurs peuvent influencer les pratiques culturelles.

Dans la dynamique globale de l’action en faveur de l’accélération des progrès vers l’atteinte des post 2015 Sustainable Development Goals ou l’élimination des pratiques traditionnelles néfastes, dont l’élimination du mariage des enfants constitue un axe prioritaire, il est plus qu’urgent de recenser et d’analyser les fondements de certaines pratiques néfastes a la santé, au développement et l’épanouissement des filles dans le respect de leurs droits.

Pour y parvenir, le Programme entend recourir aux compétences d’experts consultants en charge de conduire la réflexion sur la production des éléments de réponses.

Les objectifs, la méthodologie, les résultats et produits attendus de la mission des consultants sont décrits ci-dessous.

  1. Objectifs de l’étude
  2. OBJECTIF GENERAL DE L’ETUDE

Recenser et analyser les pratiques traditionnelles néfastes envers les filles dans 2 régions au Cameroun dont l’élimination du mariage d’enfants constitue un axe prioritaire avec les MGF et le repassage des seins. L’étude s’appesantira surtout sur l’analyse des éléments clefs suivants :

  • Quelle est la perception sociale/communautaire des pratiques au sein des communautés concernées ?
  • Quelle est la valeur accordée aux pratiques par les membres de la communauté ?

· Existe- t- il des perceptions favorables/contre ces pratiques au sein des communautés ?

  • Est-ce que il existe des ‘nouvelles’ règles dans les communautés propices au respect des droits des filles ?
  • OBJECTIFS SPECIFIQUES

L’étude servira à :

  • avoir une meilleure compréhension des pratiques au sein des communautés dans 3 régions du Cameroun
  • obtenir les informations de base pour un programme du changement social
  • élaborer des cartes visuelles et diagrammes montrant la répartition géographique du phénomène
  • identifier des indicateurs pour mesurer les changements des normes sociales et comportements a la base des pratiques
  • définir des orientations stratégiques et actions concrètes d’intervention en matière de communication pour le changement social et de comportement

De manière spécifique il s’agira :

  • de recenser et d’analyser les pratiques sociales et culturelles néfastes faites aux filles dans les zones ciblées, telles que le mariage d’enfant, repassage des sens, MGF
  • d’identifier et analyser si le recours aux pratiques est sous-tendu par des normes sociales – est ce que les acteurs qui les pratiquent sont influences par des obligations sociales a les pratiquer et quelles; quelle est la force de ces normes et quels sont les co-composantes qui agissent comme ‘moteurs’ a ces pratiques
  • d’analyser les rôles des acteurs communautaires et religieux dans le processus du maintien et le renouvellement des pratiques socioculturelles néfastes vis-à-vis des femmes et filles ;
  • d’analyser les mécanismes d’adaptation/résilience dont se servent les filles pour faire face aux effets des pratiques
  • d’identifier et analyser les facteurs de différenciation des différents groupes/membres de la communauté face au risque de subir les pratiques néfastes ;
  • la typologie et le fonctionnement des mécanismes d’adaptation/résistance dont se servent les filles pour faire face aux effets des différentes pratiques quels sont les membres de la communauté qui ont décidé de ne pas suivre la pratique en question, et qu’est-ce qui a motivé leur décision
  • comment ils perçoivent les conséquences de leur décision de ne pas suivre et quelle est la perception de la communauté
  • RESULTATS ATTENDUS

Au terme de la mission, il est attendu un rapport ressortant clairement les éléments lies à chaque objectif, et spécifiquement une analyse par rapport aux questions suivantes :

· Quelles sont les pratiques sociales et culturelles néfastes faites aux filles dans les zones ciblées ? Quel est leur prévalence ?

· Existe- t- il des perceptions favorables/contre ces pratiques au sein des communautés ?

  • Quelle est la perception sociale/communautaire des pratiques au sein des communautés concernées ?
  • Quelle est la valeur accordée aux pratiques par les membres de la communauté ?
  • Sous quelles conditions certaines pratiques culturelles portent atteinte aux droits des enfants au Cameroun ?
  • Existe-t-il des perceptions favorables/contre ces pratiques au sein des communautés ?
  • Quelle est la perception sociale/communautaire des pratiques au sein des communautés concernées ?
  • Quelle est la valeur accordée aux pratiques par les membres de la communauté ?
  • Quels sont les membres les plus influents de la communauté susceptibles d’impulser le changement ?
  • Qui sont les membres de la communauté qui ont décidé de ne pas suivre la pratique en question, et qu’est-ce qui a motivé leur décision ?
  • Comment ils perçoivent les conséquences de leur décision et quelle est la perception de la communauté
  • Quels sont les pôles de résistance possibles ? chez les femmes ? chez les hommes ?
  • Quelles perceptions ont les hommes du changement ? les femmes ?
  • Existe-t-il des acteurs sociaux capables d’influencer un changement positif ?
  • est-ce que il existe des ‘nouvelles’ règles dans les communautés propices au respect des droits des filles ?
  • Sous quelles conditions ces acteurs se mobiliseraient-ils en faveur de l’adoption des pratiques favorables aux filles ?
  • Quelles sont les changements légaux et politiques qui sont nécessaire pour réduire ces pratiques ?

Des réponses à ces questionnements dépendent la prise en actions en faveur de l’émergence d’un environnement protecteur à l’enfant Camerounais.

Le rapport sera présenté au comité de pilotage de l’étude. Le rapport intègrera des recommandations et suggestions sur des pistes d’intervention à développer dans une deuxième étape qui sera élaboré, sous la guide du MINPROF et le comité de pilotage, avec l’appui technique de l’UNICEF. Ces recommandations servirons a :

· définir des axes d’intervention pour promouvoir l’abandon des pratiques néfastes et l’adoption des pratiques favorables aux droits des filles

  • des indicateurs pour mesurer les changements des normes sociales et comportements a la base des pratiques sont identifies
  • définir des orientations stratégiques et actions concrètes d’intervention en matière de communication pour le changement social et de comportement
  • METHODOLOGIE

La méthodologie de l’étude sera basée sur la recherche ethnographique, sur la théorie des normes sociales et en utilisant de la recherche participative. L’élément méthodologique sera présenté dans le cadre d’une offre technique complète. Cette offre technique comprendra une présentation méthodologique pour la mise en œuvre de trois grands volets notamment (**i**) l’analyse documentaire et la conception des outils de collecte (ii) le sélection-formation des enquêteurs et l’enquête qualitative sur le terrain et (iii) le traitement et l’analyse des données et la rédaction du rapport de l’étude intégrant les données issues de l’analyse documentaire, (vi) la formulation des axes stratégiques et interventions, (v) l’identification des indicateurs mesurant les changement sociale .

Les consultants choisiront un type d’étude qu’ils décriront après en avoir présenté les raisons de leur choix. La justification devra dire en quoi l’approche proposée est la meilleure pour produire les éléments de réponse aux principaux centres d’intérêt de l’étude.

  1. PRINCIPALE ACTIVITES A REALISER

La mission des consultants consistera à la réalisation d’une série d’activités dont les principales orientations sont décrites ci-dessous.

5.1. Élaboration de la méthodologique. Les consultants amélioreront l’approche méthodologique déjà présentée dans l’offre technique sur la base des commentaires des membres du comité de suivi. Des précisions seront apportées dans les volets suivants : revue de la littérature disponible pour le Cameroun, analyse des données quantitatifs existantes, évaluation des besoins en informations, élaboration des outils d’analyse communautaires et la programmation de l’ensemble du processus, définition de l’échantillon et distribution géographique/ zones ciblées, avec critères de sélection.

5.2 Analyse poussée des statistiques et données existantes et Cartographie.Des analyses statistiques poussées des données déjà existantes, notamment EDH/MICS et autres études, seront réalisées, en mettant en corrélations les différentes données lies aux questions de mariage d’enfants (exemple grossesse précoces, mortalité maternel, éducation et autres). Sur cette base les consultants produiront des cartes des prévalences des pratiques qui montrent les corrélations et les facteurs de risque par type de pratique ainsi que les facteurs décourageant la pratique. Les cartes servirons à rendre visibles les variations majeures, les facteurs de risques et ceux protecteurs et orienter le choix géographique.

Ces deux premières étapes seront sanctionnées par la production d’un rapport technique qui sera validé par le Comité de suivi de l’étude.

5.2. Ateliers de planification et formation préliminaire.Avant de commencer la collecte des données sur le terrain, les consultants organiseront un atelier d’information et de validation des outils de collecte. Au cours dudit atelier, les consultants recueilleront les observations des acteurs sur les orientations spécifiques concernant certains aspects de l’étude. Pendant cet atelier, le consultant complètera sa liste des informateurs clés pour différents aspects de l’étude. Ainsi la formation des équipes locales des chercheurs sera menée dans l’atelier. Enfin, le chronogramme final de l’étude sera arrêté.

5.3. Collecte des données. Pour la collecte des données de terrain, les consultants proposeront un plan de descente sur le terrain ainsi qu’une équipe qui en sera responsable. La liste finale des personnels de terrain sera approuvée par le MINPROFF et l’UNICEF. Avant la descente proprement dite, les outils seront testés pour s’assurer de leur fiabilité ainsi que la capacité des personnels de terrain à en user pour collecter la bonne information. Cette partie de recherche de terrain sera bien focalise sur (i) l’analyse du soutien social à la pratique (avec un accent sur le mariage d’enfant et le FGM), /ou l’analyse de l’absence du soutien social à la pratique, (ii) le et forcent du soutien et comment ils varient entre les différentes acteurs (exemple mères, grand-mères, chefs traditionnels, filles..). Ces informations seront cruciales pour déterminer l’environnement positif au changement et éléments potentiels au changement.

5.4. Analyse des données et mise à jour des cartes.En application des orientations données dans la méthodologie, les consultants analyseront les données et informations du terrain. Il s’agira de présenter les principales découvertes en termes de typologie de pratiques, les stratégies d’adaptation/résistance dont les populations se servent l’analyse du soutien social à la pratique (avec un accent sur le mariage d’enfant et le FGM), /ou l’analyse de l’absence du soutien social à la pratique le degré et les forces du soutien social et comment ils varient entre les différentes acteurs (exemple mères, grand-mères, chefs traditionnels, filles..), la détermination l’environnement positif au changement et éléments potentiels au changement.

Sur la base de ces analyses il y aura une mise à jour des cartes par rapport au soutien ou absence du soutien social et comment ils varient entre les différents acteurs. Cela servira à orienter la stratégie de communication pour le changement pour la deuxième phase. .

5.5. Partage des données avec le comité du pilotage et présentations des données. Les données seront présentées au comité de pilotage.Des orientations stratégiques et actions concrètes en matière de communication pour le changement social et de comportement seront proposées après les avoir partagées avec les différentes parties prenantes. Des indicateurs pour mesurer les changements des normes sociales et comportements a la base des pratiques seront identifiés et proposes.

5.6. Production du rapport final. Au terme des étapes de collecte, de traitement et d’analyse des données, et suite à l’atelier de présentation des premières tendances des résultats, un rapport final sera élaboré et soumis à Comité technique de suivi pour validation. Ce rapport devra contenir tous les éléments mentionnés dans la description des produits attendus.

  1. PRODUITS ATTENDUS

Le rapport de premier établissement, attendu deux semaines après le début de la mission confirmera l’engagement de l’équipe des consultants à réaliser la mission ainsi que la méthodologie finale, les cartes, le plan des descentes sur terrain, la collecte, la composition des équipes et le chronogramme définitif de soumission des principaux produits.

Le rapport de la suite de la collecte des données quant à lui présentera outre l’organisation technique et pratique de la collecte globale, les premières tendances issues du terrain ainsi qu’une évaluation de la qualité des données et son incidence sur la validité des conclusions et recommandations de l’étude.

Le rapport final dont la structure devra ressortir tous les points et questions spécifiées dans les résultats attendus. Les points ci-dessous.

  • résumé analytique
  • analyse de l’environnement et cadre légale
  • analyse de données statistiques et quantitatives selon les différentes études
  • cartes
  • analyse des pratiques sociales et culturelles néfastes faites aux filles dans les zones ciblées, telles que le mariage d’enfant, repassage des sens, MGF
  • analyse si le recours aux pratiques est sous-tendu par des normes sociales et quelles;
  • analyse des rôles des acteurs communautaires et religieux dans le processus du maintien et le renouvellement des pratiques socioculturelles néfastes vis-à-vis des femmes et filles ;
  • analyse des mécanismes d’adaptation/résilience dont se servent les filles pour faire face aux effets des pratiques
  • analyse de la typologie et le fonctionnement des mécanismes d’adaptation/résistance dont se servent les filles pour faire face aux effets des différentes pratiques quels sont les membres de la communauté qui ont décidé de ne pas suivre la pratique en question, et qu’est-ce qui a motivé leur décision
  • comment ils perçoivent les conséquences de leur décision et quelle est la perception de la communauté
  • cartes visuelles et diagrammes montrant la répartition géographique du phénomène
  • proposition des axes d’intervention pour promouvoir l’abandon des pratiques néfastes et l’adoption des pratiques favorables aux droits des filles
  • des indicateurs pour mesurer les changements des normes sociales et comportements a la base des pratiques sont identifies
  • définition des orientations stratégiques et actions concrètes d’intervention en matière de communication pour le changement social et de comportement
  • synthèse des résultats obtenus
  • recommandations

Le rapport final intégrant donc les amendements de l’Unicef et du MINPROFF sera présenté à un atelier avec une participation des acteurs des régions et impliquées dans l’étude lors de l’atelier de présentation des résultats.

  1. DOMAINE GEOGRAPHIQUE DE L’ETUDE

L’étude va se dérouler dans deux régions d’intervention qui seront choisis sur la base des analyse des statistiques et données existences et prioritaires pour programme de coopération Cameroun – UNICEF.

Sur le terrain, les consultants travailleront étroitement des équipes locales, avec l’Unicef et le MINPROFF et ses services déconcentrés dans les deux régions concernées.

EXPERTISE REQUISE

La réalisation de l’étude requière la mobilisation des experts (ou cabinet d’étude) internationales avec de l’expertise en études socio-anthropologues, communication sociale et mobilisation communautaire, analyse des données statistiques et répondant aux critères ci-dessous.

Le consultants / cabinet doivent avoir un mélange des qualifications et expériences suivantes :

diplôme universitaire de niveau Master en sciences sociales (sociologie, anthropologie, démographie, …) avec une spécialisation dans la théorie des normes sociales

diplôme universitaire à niveau master en démographie et/ou statistique

Une expérience avérée dans le domaine de l’analyse en sciences sociales;

7 ans d’expérience professionnelle internationale en recherche et enquête de terrain ;

Une bonne compréhension des questions liées aux pratiques sociales et culturelles

Une bonne connaissance des approches qualitatives ;

Maitrise écrite et parle du française et anglais

Une capacité de travail en équipe et de coordination ;

Une bonne capacité de rédaction et de synthèse ;

Une capacité à travailler indépendamment et à respecter les délais.

Expérience de travail dans un environnement multiculturel et multidisciplinaire ;

Flexibilité et disponibilité ;

Capable de prendre des initiatives constructives pour atteindre les objectifs de la mission ;

Justifier d’une parfaite maîtrise de l’outil informatique

Une capacité de travail en équipe et de coordination ;

Une bonne capacité de rédaction et de synthèse ;

Une capacité à travailler indépendamment et à respecter les délais.

Expérience de travail dans un environnement multiculturel et multidisciplinaire ;

Flexibilité et disponibilité ;

Capable de prendre des initiatives constructives pour atteindre les objectifs de la mission ;

Justifier d’une parfaite maîtrise de l’outil informatique

Une connaissance du SNU et des programmes de l’UNICEF en particulier dans le domaine de violences

1-2 consultants nationaux sont prévus et seront sélectionnés et recrutes par le consultant international qui sera leur superviseur.

  1. MODALITE DE GESTION

La mission sera conduite par les consultants ou cabinet d’étude, recrutés par UNICEF, dont ils recevront les orientations par l’intermédiaire de la Section Protection.

En plus du contrôle qualité de l’ensemble de la mission, les représentants du MINPROFF et de l’UNICEF section Protection assumeront les responsabilités de la manière suivante :

MINPROFF

• Superviser le déroulement global de la mission

• Faciliter les relations avec les autorités administratives et traditionnelles, ainsi que le déploiement des consultants et des enquêteurs sur le terrain

• Délivrer les autorisations nécessaires aux consultants pour l’accès aux informateurs identifiés par les consultants

• Participer à l’ensemble des activités nécessaires à la réalisation de la mission (réunions de suivi, ateliers,)

• Organiser et participer à l’atelier de validation de l’Etude

• Apporter son expertise technique pour la mise en œuvre de la mission

UNICEF

• Mettre à la disposition de l’équipe des consultants toutes les informations nécessaires à la bonne marche de sa mission (rapports d’enquêtes, études, plaidoyers, etc .)

• Participer à l’ensemble des réunions nécessaires à l’avancée des activités

• Apporter son expertise technique pour la mise en œuvre de la mission

• Assurer la lecture détaillée de l’ensemble des productions soumises par le consultant

• Apporter un appui financier à la mise en œuvre de l’activité

• Veiller à la cohérence entre les options proposées par le consultant et les stratégies communément utilisées en appui au programme

Un comité de pilotage ad hoc sera mis en place pour le suivi de cette consultation. Le comité de pilotage sera présidé par le Ministère de Promotion de la Femme et de la Famille appuyé par l’UNICEF. Les Représentants des ministères (affaires sociales, Santé, Communication, Education,…), les partenaires au développement (l’UNFPA, UNHCR, l'OMS) et les ONG partenaires seront également invités à faire partie du comité. Les consultants travailleront en étroite collaboration avec les membres du comité de pilotage.

  1. SUPERVISION DE LA MISSION

L’équipe de consultants travaillera sous la supervision conjointe du MINPROFF et de l’UNICEF. Pour plus d’efficience, les deux parties responsables de la supervision travailleront en étroite collaboration pour définir les orientations et donner les quitus techniques aux produits soumis par le consultant. L’autorité du MINPROFF sera exercée par la Direction de la promotion et de la protection de la famille et des droits de l’enfant, alors que celle de l’UNICEF reviendra au Chef de la Section Protection de l’enfant. En plus du contact permanent, l’équipe des consultants fera par écrit un point hebdomadaire sur l’avancement des travaux. Sur cette base, les responsables de la coordination de la mission convoqueront autant que nécessaire les réunions du Comité de pilotage.

Sur la base des documents produits et soumis par les consultants, le comité responsable dispose du pouvoir de prescrire toute réorientation qu’il jugera utile en fonction des besoins d’harmonisation et d’intégration de la mission aux autres interventions promues ou appuyées par le Programme de Coopération Cameroun-Unicef. Tout changement d’orientation de la mission suggéré par les consultants sera soumis à la validation du comité avant sa mise en application.

  1. RESSOURCES DOCUMENTAIRES

• CPAP (Country Program Action Plan)

• Textes de lois ;

• Document de la Stratégie pour la Croissance et de l’Emploi(DSCE)

• Etude nationale sur les mariages précoces au Cameroun

• EDS/MICS 2011

• Cartographie de systèmes de protection de L’Enfant

• Tous les documents disponibles sur les thématiques de l’étude

  1. CHRONOGRAMME

L’étude s’étendra durant la période allant de décembre 2015 à avril 2016. L’équipe de consultants proposera un chronogramme détaillé pour la réalisation de l’étude.

NTâches Produit Responsable Temps estimé (homme/jours) 1 Préparation méthodologique de l’étude Rapport synthétique comprenant les éléments suivants : Synthèse revue de la littérature et besoins en information ; outils d’analyse communautaires développés ;

Planification du processus, Consultants National et international 8 jours

Home based 2 Atelier de planification préliminaire Plan de l’étude incluant méthodologies détaillée et outils de collectes de données validés par le Comité de pilotage ;

Rôles et responsabilités des différentes parties dans le processus de réalisation de l’étude clarifié Consultants National et international 4 jours

Yaoundé Formation de l’équipe d’enquêteur sur la méthodologie et les outils de collecte de données et pré testing des outils, puis finalisation des outils Enquêteurs formés à la méthodologie de collecte et à l’utilisation des outils de collecte ; Consultants National et international 6jours

Yaoundé 3, Collecte des données Données collectées dans les régions

Rapport d’établissement (après 15 jours)

Rapport de collecte 1 (après 21 jours)

Rapport de collecte 2 (après 45 jours) Consultants National et international 45 jours

Sites d’enquête dans le 3 regions 4. Traitement, Analyse des données Analyse des données qualitatives et quantitatives Consultants National et international 20 jours

Home based 5. Rédaction du rapport provisoire Rapport provisoire disponible Consultants National et international 10 jours

Home based 6 Atelier de présentation des résultats Rapport d’atelier disponible Consultants National et international 4 jours

Yaoundé 7 Rédaction du rapport final Rapport final disponible Consultants National et international 5 jours

Home based 8 validation et finalisation du rapport final Rapport final présenté au cours d’un atelier national impliquant tous les acteurs clés (agences gouvernementales, OSC, organisations internationales…) et finalisé Consultants National et international 4 jours

Yaoundé

Le rapport final devrait être déposé au plus tard cinq mois à compter de la date de la signature du contrat.

  1. MODALITES DE PARTICIPATION AU PROCESSUS DE SELECTION

Toute personne justifiant du profil décrit et désireuse de participer au processus de sélection soumettra une offre technique et une offre financière. L’offre technique comprendra la compréhension et les éventuelles observations des TDR, l’organisation technique et l’approche méthodologique que le consultant entend mettre en place pour élaborer les principaux livrables attendus de la mission. Le volet technique de l’offre indiquera enfin le chronogramme de soumission des produits attendus.

L’offre financière quant à elle indiquera les couts détaillés de la prestation, y compris les recrutement des consultants nationaux en distinguant les frais remboursables des frais non-remboursables. Les frais relatifs aux déplacements n’y seront pas inclus.

  1. MODALITES ET ECHEANCIERS DE PAYEMENT

Les consultants seront rémunérés suivant les conditions en vigueur dans les Agences du Système des Nations Unies au Cameroun. Le paiement sera échelonné ainsi qu’il suit : 10% d’avance de démarrage, 40% à la livraison des deux rapports de collecte des données, 20% à la livraison du premier draft du rapport final et 30% au dépôt du rapport finale. Les paiements planifiés seront libérés après approbation de la qualité technique du produit par le comité de suivi de l’étude.

How to apply:

Les candidats intéressés transmettront :

– Un formulaire P11 dument rempli

– Un CV mis à jour

– Une offre technique

– Une offre financière

La date limite pour la réception des offres est le 25 novembre 2015.

(Les candidatures féminines sont particulièrement encouragées)

*Toutes les demandes doivent être présentées par voie électronique à l'adresse e-mail avec l'objet de l’e-mail –Consultant International pour l'appui à la réalisation d'une étude sur les normes sociales****à :***yaoundehr@unicef.org

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